DIPLOMATIE : L’Unicef renforce les capacités du Comité de vigilance de Makokou

Dans le cadre du renforcement des mécanismes de protection de l’enfance dans la province de l’Ogooué-Ivindo, le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) a procédé, le 15 mai dernier à Makokou, à une remise de matériel informatique au Comité provincial de vigilance chargé de la lutte contre la traite et l’exploitation des enfants.

Cette initiative, conduite par le Représentant de l’Unicef au Gabon, Michel IKAMBA, traduit la volonté de l’institution onusienne d’accompagner durablement les autorités locales dans leurs efforts de prévention et de prise en charge des situations de vulnérabilité touchant les mineurs.

La cérémonie, organisée dans la capitale provinciale de l’Ogooué-Ivindo, intervient dans un contexte marqué par le développement des activités minières artisanales et de l’orpaillage, facteurs susceptibles d’accroître les risques de traite, d’exploitation économique et de déscolarisation des enfants dans certaines zones enclavées.

Recevant cet appui au nom du Comité de vigilance qu’elle préside, la Gouverneure de la province, Christiane LECKAT, a salué une contribution destinée à consolider les capacités opérationnelles des acteurs engagés dans la protection des droits de l’enfant. Elle a souligné que ces équipements permettront notamment d’améliorer les mécanismes de détection, d’identification et d’accompagnement des victimes dans les zones à forte exposition aux phénomènes d’exploitation.

Dans cette province du nord-est du Gabon, les pouvoirs publics, en partenariat avec les organisations internationales et les acteurs communautaires, poursuivent depuis plusieurs années des actions concertées visant à prévenir les réseaux de traite et les différentes formes d’exploitation des mineurs.

À travers ses programmes au Gabon, l’Unicef œuvre au renforcement des mécanismes communautaires d’alerte, des capacités institutionnelles ainsi qu’à l’amélioration de la coordination entre administrations publiques, forces de sécurité, organisations de la société civile, leaders religieux et représentants communautaires.

La cérémonie s’est poursuivie par une séance de travail consacrée à l’évaluation des dispositifs existants et à l’identification de nouvelles pistes d’amélioration des interventions sur le terrain. Les échanges ont réuni les membres du Comité de vigilance, les représentants des confessions religieuses, des communautés étrangères ainsi que les acteurs associatifs et de jeunesse, dans une dynamique de mobilisation collective en faveur de la protection des droits fondamentaux des enfants.Haut du formulaire

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