Ministère des Affaires Etrangères ,de la Coopération ,de la Francophonie et de l'Intégration Régionale ,Chargé des Gabonais de l'Etranger .

Sceau de Republique Gabonaise

Allocution de son Excellence Monsieur Noël Nelson MESSONE, Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération, de la Francophonie et de l'Intégration Régionale, chargé des Gabonais de l'Etranger à l’occasion de la Célébration de la 72 ème Journée des Nations Unies

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Libreville, 24 octobre 2017

 

Mesdames et Messieurs,

 

Comme chaque année, le 24 octobre marque la Journée des Nations Unies. A l’instar du reste de la communauté internationale, le Gabon célèbre cet évènement commémoratif de l’entrée en vigueur de la Charte de San Francisco.

 

Au lendemain de son accession à la souveraineté internationale, notre pays devient membre des Nations Unies. La célébration de cette Journée est donc pour nous une occasion particulière de réaffirmer notre attachement aux idéaux prônés par l’Organisation.

 

Cette année, le thème retenu pour la commémoration de la 72ème Journée des Nations Unies est « Unis dans l’action pour la sécurité et le développement ». Je rappelle que ce thème s’inscrit dans l’optique de celui qui a présidé au débat de l’Assemblée Générale des Nations Unies, en septembre dernier.

Le choix de ce thème s’explique par le fait que vivre en sécurité a, de tout temps, été l’une des aspirations les plus élémentaires de l’être humain. Cela implique la sécurité économique, la sécurité sociale, la suppression des inégalités, le respect des droits fondamentaux de l’être humain, la bonne gouvernance, l’autonomisation de la femme, la lutte contre la précarité, dans un environnement sain. Ce sont des préalables indispensables à la stabilité des Etats et à la réalisation d’un développement dynamique et pérenne.

En effet, les populations du monde aspirent non seulement à vivre en paix et en sécurité, mais également à une existence prospère et à une participation active au développement économique et social de leurs pays.

La paix et la sécurité sont deux conditions préalables au développement durable. Sans la paix et la sécurité, on ne peut envisager un développement durable. De même, comme l’a dit l’ancien secrétaire Général des Nations Unies, Monsieur KOFI ANNAN, le développement est une autre manière de designer la paix et la sécurité.

C’est tout le sens donné au Sommet mondial de 2005 au cours duquel les dirigeants du monde ont déclaré : « Il n’y aura pas de développement sans sécurité ni de sécurité sans développement».

 

Mesdames et messieurs,

Il faut rappeler que la convergence des politiques de sécurité et de développement répond aux menaces multiformes auxquelles le monde fait face, surtout au lendemain de la guerre froide.

 

Si la fin de celle-ci annonçait une ère nouvelle de paix et de sécurité internationales, il est apparu de nouvelles formes de conflits et défis tels que le terrorisme, le crime transnational organisé, le braconnage, la prolifération des armes légères, les trafics en tous genres et la lutte contre le réchauffement climatique.

 

Notre organisation, dontle rôle est déterminant dans la solution à tous ces défis, s’attèle inlassablement à la création des conditions permettant aux peuples de vivre dans une planète saine, équitable et respectueuse de l’environnement.

 

En effet, en dépit de nombreuses critiques, le leadership de l’ONU est indéniable dans les domaines comme l’émancipation des peuples, le maintien de la paix, le désarmement et les questions environnementales. Le déploiement de nombreuses opérations de maintien de la paix, notamment en Afrique, et les nombreuses stratégies contre l’intégrisme violent attestent de ce leadership.

Par ailleurs, l’accord historique sur le climat signé à Paris, en Novembre 2015, témoigne avec éloquence de notre effort collectif pour un monde meilleur.

L’adoption par l’Assemblée Générale des Nations-Unies, le 30 juillet 2015, à l’initiative du Gabon et de l’Allemagne, de la Résolution 314 sur les espèces protégées de la faune et de la flore participe de cet effort.

Mesdames et Messieurs,

 

L’adoption par les Nations Unies en 2000, des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), en 2015, des Objectifs de Développement Durable (ODD) en 2015 et de l’Agenda 2030 constituent des pas importants de notre coalition contre la pauvreté.

 

Je reste convaincu que cet élan collectif sera maintenu dans la mise en œuvre des ces programmes de développement.

 

Pour sa part, le Gabon bénéficie de l’appui du Système des Nations Unies dans la mise en œuvre de ses programmes de développement. C’est ainsi que l’initiative « Unis dans l’action », adopté par le Gouvernement en 2014, a été une opportunité de canaliser les ressources financières nationales et extérieures ainsi que l’expertise internationale vers une mise en œuvre efficiente des plans nationaux de développement.

 

Plus récemment, en Juillet 2017, le système des Nations Unies au Gabon et le Gouvernement ont officiellement adopté le Plan-cadre des Nations Unies pour l’Aide au Développement (PNUAD), pour la période 2018-2022. 

Avec l’OMS, notre pays vient d’adopter la troisième génération de la Stratégie de Coopération pour la période 2016-2021.

En ce qui le concerne, le Gabon continuera d’apporter sa contribution à la réalisation des objectifs communs de développement et de sécurité, tant dans sa sphère géographique qu’au plan global. Dans cette perspective, notre appui à l’architecture de paix et de sécurité de l’Union Africaine, de la CEEAC et de la CEMAC restera constant.

Les mécanismes de paix et de sécurité dont nous abritons le siège tels que le Bureau Régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale (UNOCA) et le Mécanisme d’Alerte Rapide de l’Afrique Centrale (MARAC) continueront de bénéficier de notre soutien. Ainsi que nous l’avons prouvé en 2015, lors du sommet de la CEEAC contre la nébuleuse terroriste Boko-Haram, notre solidarité et notre contribution à la lutte antiterroriste ne se démentira pas.

 

Mesdames et Messieurs,

Au moment où nous célébrons la 72eme Journée commémorative des Nations Unies, un pays de la sous région de l’Afrique Centrale demeure confronté à des défis majeurs de paix et de sécurité, et ce en dépit de louables efforts consentis tant par les fils et les filles de ce pays que par la communauté internationale.

En effet, l’insécurité généralisée en RCA a créé la psychose parmi les populations avec les risques avérés d’une catastrophe humanitaire sans précédent. Notre solidarité envers ce pays frère explique l’organisation, ce jour, de la réunion ministérielle de la CEEAC convoquée par S.E. Ali BONGO ONDIMBA, Président de la République, Chef de l’Etat, en sa qualité de Président en exercice de cette organisation. Notre élan de solidarité commande aussi que nous maintenions dans ce pays nos contingents déployés dans le cadre de la MINUSCA.

Mais la sous région d’Afrique Centrale ne saurait à elle seule faire face aux défis posés par la situation en République sœur de Centrafrique. Les partenaires bilatéraux et multilatéraux sont attendus pour apporter leur soutien à son relèvement. Au nombre de ceux-ci figure le Conseil de Sécurité que nous invitons à renforcer le dispositif militaire de la MINUSCA, au regard de l’ampleur des enjeux et difficultés sur le théâtre des opérations.

 

Mesdames et Messieurs,

Les défis sur lesquels nous venons d’élaborer quelques mots nous rappellent l’impérieuse nécessité d’une coopération et d’une solidarité renforcées. Ce à quoi, le Gabon s’engage à travailler aux côtés d’autres acteurs internationaux.

Vive la coopération internationale.

Je vous remercie.

 

    

 

Publié le : 24 / 10 / 2017